jeudi 5 décembre 2019

On y va ?

Départ le mardi 19 novembre : lever 3h45. Départ de la maison avec tout le monde à 4h.
Arrivée à Pau, dire au revoir à sa famille, quelques larmes, se dire que je les reverrai que dans un an. Puis c'est parti je m'envole pour Paris Charles de Gaule. J'attends quelques heures avant de retrouver deux futurs hivernants ( Bastien et Vivien ) et quelques campagnards d'été.
Départ 12h15 pour Hong Kong, un "petit" voyage de 11h30 nous attend. Quelques films plus tard, deux repas, et trois heures de sommeil nous voilà arrivés à Hong Kong à 7h du matin heure locale.
Notre prochain vol est à 21h : il va falloir s'occuper. Heureusement nous avons accès au Lounge ( ce qui va nous permettre de nous doucher, manger un peu ).
Après 6h de détente on doit sortir, on fini donc dans le hall de l'aéroport, à dormir par terre car la fatigue nous gagne ( Hong Kong est sur le même fuseaux horaire que Concordia, on a donc essayer de se caler).
21h : embarquement pour Christchurch ( Nouvelle Zélande ) : cette fois-ci c'est 11h45 de vol qui nous attendent.
Une fois le pied posé sur le sol néozélandais je ne rêve que d'une chose : mon lit à l'hôtel. Un homme avec un petit panneau IPEV nous accueil, nous coche sur son petit papiers et nous annonce : vous partez ce soir ( il est 14h à ce moment là) : 17h30 formation, 19h30 enregistrement, 22h décollage.
Le temps d'arrivée à l'hôtel, une petite bière, recevoir son paquetage ( une partie ), formation, manger mexicain avant de partir, s'équiper en tenue polaire, peser ses sacs et attendre avant de monter dans le C130 ( avion militaire italien ).
Le C130 ... Le pire avion de ma vie. Je remercie Celas pour son conseil d'emmener un casque de musique ou de chantier. Les bouchons plus le casque n'ont pas réussi à couvrir le vacarme de cet avion militaire. Mes multiples tentatives pour trouver une position, tenir ma tête avec mon écharpe accrochée au filet car nous étions assis sur des filets tendu, sans appui tête, entassés comme des sardines ... J'ai fini par aller me coucher sur la petite parcelle de sol qu'il restée ( un peu en plein milieu du passage, sur des rails ( peu confortable pour le dos certes)).
Et puis Vivien mon collègue me fait signe de le suivre pour aller à une des seuls fenêtres de l'avion et je découvre : l'Antarctique. Vivien voit mon sourire jusqu'aux oreilles, comme une enfant.
Et je pose mon premier pas sur la banquise à la station Mario Zuheli. Woaaaaah ... J'en ai eu les larmes aux yeux. Il est 5h du matin, j'ai dormi une petite heure. Mais je suis heureuse. Je monte dans le pick-up et là on m’annonce : vous partez dans 4h. QUOI ?
Un petit déjeuner, une réunion et nous voilà dans un petit avion Basler avec un peu de nourriture a amener à Concordia. 4h plus tard, mon collègue de siège me montre un petit point noir à travers la fenêtre complètement glacée : CONCORDIA.
Une fois arrivée quelques têtes connues à l'Ipev nous accueille, mais surtout mes futurs collègues DC16 qui m'enlace dans leurs bras et dont je suis ravie de les revoir.
Il est 9h du matin, ça fais trois/quatre jours que je voyage, j'ai dormi 10h mais je retiens le conseil de Paul Laforêt ( le médecin des TAAF qui nous a fait la formation) "surtout ne dormez pas directement, luttez, car le mal des montagnes vous surprendra encore plus". Alors une longue lutte entre le sommeil et moi s'est entamé. J'ai tenue bon ( j'ai fais qu'une petite sieste de 2h), cette bataille au final, m'a permise de me caler directement sur le rythme de la base et surtout de "bien vivre" l'altitude.

Ne faire aucun efforts. Tout le monde le rabâche car sinon tu vas le payer quelques jours. On me monte mes sacs dans ma chambre que je découvre et que je partage avec Brunella, l'infirmière pour 1 mois durant.

C'est drôle, tout le monde connait mon prénom alors que je ne les connait pas... La cuisine a une grande place dans la vie de cette base.





Une partie de mon équipement polaire ( l'autre moitié m'attendait déjà à Concordia )



Vu du ciel, les premières "montagnes" de glace

vendredi 8 novembre 2019

Prête ?

Pourquoi je me suis lancée dans cette aventure ? Je voulais travailler au froid. Vous allez me dire je suis servie. 
J'ai guetté les annonces pendant des mois, puis une fois parût, j'ai postulé deux/trois mois plus tard. Laurence Le Marec, responsable des ressources humaines, m'en est témoin, je leur ai bien montré que j'étais bien déterminée à obtenir ce travail. Une fois passée les examens médicaux et psychologiques, un looooong moment d'attente se passe. Puis Mme Le Marec ( très patiente avec moi) m'a demandé si finalement je parlais Italien ? Euuuuh ... Si ? Quelques examens médicaux plus tard, le 19 juin en pleine ouverture d'un restaurant un mail arrive : vous êtes apte. 

Et de là, s'en suit une course contre la montre. Les rendez-vous médicaux supplémentaires, continuer son travail, préparer l'inventaire de "quoi amener des les malles pour un an" (même mes collègues m'ont aidés et m'ont été d'une précieuse aide. Merci Camille et Kévin !). 
Partir en voyage au Canada, revenir et n'avoir plus qu'une semaine pour tout rassembler et envoyer les cantines à Brest. 

Pour moi 3 cantines c'est : des tonnes de crèmes pour les mains ( mes pauvres petites mains vont souffrir), 14 tablettes de chocolats, des caramels Werther's original, une enceinte bluetooth pour ambiancer ma cuisine, des livres de recettes, un plaid, une tasse à thé et mes thés bios, un an de dentifrice, 10 brosse à dents en bambou, un disque dur, un album photo, des vêtements, des tonnes de chaussettes, quelques pulls ... Quelques tenues de cuisines bien sûr. 

Rendre l'appartement. 

Commencer la première semaine de séminaire à Plouzané, à l'institut Polaire Paul Emile Victor. Enfin je rencontre l'équipe (coté français). On assiste à plusieurs présentations ( des différentes missions, des différents corps métiers présents au sein de l'institut), des ateliers ( prévention incendie, sécurité, ...), visite de l'océanopolis avec petite réception. 
Belle semaine, complète, intense et remplie de belles rencontres !
D'ailleurs je vous invite à regarder leur site officiel pour plus d'informations sur toutes les missions, photos, vidéos, etc ... https://www.institut-polaire.fr/language/fr/

S'enchaîne une semaine de cohésion à Tréminis (à coté de Grenoble) : avec l'équipe au complet (ou presque il manque une personne). Apprendre à vivre ensemble et essayer de trouver des solutions aux éventuels problèmes. Se présenter, cuisiner ensemble, faire de la ViaFerrata et du bivouac en montagne, etc ... Semaine intense, épuisante mais intéressante.
Il nous manque Andrea ...

dimanche 20 octobre 2019

Introduction

Amis du jour bonjour, amis du soir bonsoir ! 


Je me suis permise de créer ce blog afin que vous puissiez me suivre (NOUS suivre même car je compte bien vous présenter mes collègues et leurs métiers, avec les accords bien sûr) sur notre mission.
Bref revenons en à nos moutons, je disais donc que j'ai créé ce blog pour que vous puisiez suivre notre mission, nos avancées mais aussi notre quotidien sur la base scientifique Concordia. 

Ce blog est là pour deux raisons principales : 
- La première étant que tout mon entourage m'a sorti cette phrase "Ehhh tu nous donneras des nouvelles". Ma réponse étant toujours la même : vous suivrez mon blog avec passion. Et vous avez aussi la possibilité de me contacter par mail ( que je vous donnerai prochainement lorsqu'elle sera créer tout spécifiquement ). Vous pouvez m'écrire autant que vous voulez cela me fera vraiment plaisir.

- Et la seconde raisons est qu'il n'y aucun blog culinaire autour de la cuisine en Antarctique. J'aurai aimé en trouver au moins un, lorsque j'ai commencé à fouiner le web de fond en combles pour me renseigner pour savoir vraiment où je postuler. 
Alors j'espère que dans les années futures ce blog servira pour les futurs hivernants cuisiniers des terres Antarctiques !

Et j'espère que tout cela sera à la hauteur de vos espérances ( et le miennes aussi au passage ). 
A bientôt pour la suite !

On y va ?

Départ le mardi 19 novembre : lever 3h45. Départ de la maison avec tout le monde à 4h. Arrivée à Pau, dire au revoir à sa famille, quelques...